Comment se passe une cœlioscopie gynécologique ?

Dr Khaled Sidhom — Chirurgie gynécologique — mis à jour le 2026-09-01

La cœlioscopie est une chirurgie réalisée sous anesthésie générale à travers trois à quatre incisions de 5 à 10 mm. L'abdomen est distendu par du gaz carbonique pour créer un espace de travail, une caméra est introduite par l'ombilic et les instruments par les autres orifices. L'hospitalisation dure de quelques heures à deux jours selon le geste, la douleur post-opératoire est modérée et bien contrôlée par des antalgiques simples, et la reprise des activités courantes se fait en une à trois semaines — contre quatre à six semaines pour une chirurgie par ouverture de l'abdomen.

Ce que l'on peut traiter par cœlioscopie

La cœlioscopie couvre aujourd'hui la grande majorité de la chirurgie gynécologique bénigne, et une partie de la chirurgie carcinologique dans des indications sélectionnées.

Le déroulement, étape par étape

La consultation d'anesthésie a lieu au moins quarante-huit heures avant l'intervention. Un jeûne de six heures pour les aliments solides et de deux heures pour les liquides clairs est respecté.

Au bloc, après l'anesthésie générale, une première incision est pratiquée au niveau de l'ombilic pour insuffler le gaz carbonique et introduire la caméra. Deux à trois incisions de 5 mm sont ensuite réalisées en bas de l'abdomen pour les instruments. L'intervention est suivie sur écran, avec un grossissement qui donne une vision des structures fines supérieure à celle de l'œil nu en chirurgie ouverte.

La durée varie de trente minutes pour une stérilisation à deux ou trois heures pour une endométriose profonde ou une myomectomie multiple. En fin d'intervention, le gaz est évacué et les incisions sont fermées par des points résorbables ou de la colle chirurgicale.

Les suites opératoires

Le lever est encouragé dès les premières heures : il réduit le risque de phlébite et accélère la reprise du transit. L'alimentation reprend le jour même dans la plupart des cas.

La douleur la plus typique n'est pas celle des incisions, mais une douleur projetée dans les épaules et à la base du cou, liée au gaz résiduel qui irrite le diaphragme. Elle est franche pendant vingt-quatre à quarante-huit heures puis disparaît. La marche, la chaleur locale et les antalgiques simples l'atténuent efficacement.

Un ballonnement abdominal, des saignements vaginaux légers pendant quelques jours et une fatigue notable pendant une à deux semaines sont attendus. La conduite automobile reprend en général après une semaine, le sport et le port de charges lourdes après trois à quatre semaines pour une chirurgie simple, plus tard après myomectomie ou hystérectomie.

Quand consulter en urgence après l'intervention

Les complications de la cœlioscopie sont rares, mais quelques signes imposent un contact immédiat avec le chirurgien plutôt que d'attendre la consultation de contrôle.

Questions fréquentes

La cœlioscopie laisse-t-elle des cicatrices visibles ?

Les incisions mesurent 5 à 10 mm et sont placées dans l'ombilic et en bas de l'abdomen, sous la ligne du sous-vêtement. Après quelques mois, elles deviennent le plus souvent très peu visibles.

Une cœlioscopie peut-elle se transformer en chirurgie ouverte ?

Oui, dans un faible pourcentage de cas : adhérences importantes, saignement difficile à contrôler, lésion plus étendue que prévu. Cette conversion n'est pas un échec, c'est une décision de sécurité, et elle est expliquée avant l'intervention.

Une myomectomie par cœlioscopie permet-elle une grossesse ensuite ?

Oui. C'est même souvent son objectif. Un délai de trois à six mois est habituellement conseillé avant de concevoir, pour permettre la cicatrisation complète du muscle utérin.

Peut-on opérer un kyste de l'ovaire sans enlever l'ovaire ?

Dans la grande majorité des kystes bénins, oui : la kystectomie retire le kyste en conservant le tissu ovarien sain et la fonction hormonale. L'ablation de l'ovaire est réservée à des situations particulières.

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Ces informations sont fournies à titre éducatif et ne remplacent pas une consultation médicale. Chaque situation est particulière : seul un examen clinique permet d'établir un diagnostic et de proposer une prise en charge adaptée.

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